23ème séance: 17.06.2024. Avec Erik Orsenna !
Le Printemps des Enfants
L'avant dernière séance de l'année scolaire, avec un invité surprise !
"Une photo projetée dans une salle de classe avec "il faut sauver la planète", aura toujours moins d'impact sur l'empathie écologique potentielle des élèves qu'une sortie dehors dans un parc du quartier pour sentir, décrire, et nommer les fleurs et les insectes et les liens qui les unissent - il y a une étude du CNRS qui le montre clairement."
Je paraphrase ici les propos de Maxime, prof de SVT, chargé de Mission académique EDD (https://edd.ac-creteil.fr/La-mission-academique-EDD), que j'ai rencontré ce matin avec enthousiasme.
Nul besoin d'un document pour me prouver ce que je sais intuitivement depuis mon enfance pour l'avoir vécu très intiment - que l'amour de la nature est la connaissance naturaliste vont de pair, comme les deux brins d'une hélice d'ADN, mais je suis également un grand fan de la recherche, du CNRS, convaincu qu'on a besoin d'un maximum d'études, et non pas du contraire, à l'heure où plane le spectre d'un retour à l'obscurantisme.
J'attends donc avec impatience de lire ce papier du CNRS pour le partager avec qui de droit.
Michel est venu en renfort ce matin avec Margot Minguet, de l'OFB, une équipe de tournage, et Erik Orsenna, que l'on ne présente plus... si ce n'est que depuis cette année, l'académicien s'est porté volontaire pour devenir Parrain Reporter des Aires Terrestres Educatives !
Youpi ! Au programme donc de la séance d'aujourd'hui, avec ce beau public venu nous encourager: exercer notre amour grandissant du vivant, en explorant ensemble, avec les élèves, la magnifique prairie des coquelicots plantée par le Parc Départemental de l'Ile Saint Denis, et pour partager le fruit de nos découvertes avec Erik, les caméras, Maxime et Margot.
D'abord, le filet de papillon, de rigueur. Ensuite, des petits pots pour attraper et examiner les insectes butineurs des fleurs, pour tenter de commencer un inventaire à long terme en partenariat avec une étude participative du Muséum d'Histoire Naturelle dont l'objectif est de cartographier les insectes pollinisateurs de France.
Pendant près d'une heure, le corps nageant dans la prairie aux longues tiges qui les dépassaient parfois, les élèves ont jubillé dans leur rôle de chasseurs-cueilleurs modernes, exhibant sans retenu leur émotion à chaque nouvelle capture:
Bourdons des jardins, Grands Bourdons, des papillons dont Pièrides et Argus, différentes types de coléoptères, abeilles mellifères, petites abeilles solitaires qui restent encore à identifier, dont certaines mi.nu.scules, des Halictes, appelées aussi abeilles de la Sueur (il va falloir solliciter l'aide d'un vrai entomologue, car les insectes, on est d'accord, c'est beaucoup plus diversifié et compliqué à identifier que les oiseaux...)
Ensuite, on a tout noté dans un carnet, chaque élève avec le sien, aidé par Erik, et Antoine, pour l'orthographe,
Ce matin, nous n'avons gratté que la surface de la pointe visible d'un immense iceberg. On y retourne la semaine prochaine pour une nouvelle séance et, je l'espère, de nouvelles espèces que l'on pourra photographier, identifier, et mettre sur la base de données nationale (https://www.mnhn.fr/fr/spipoll-photographiez-les-insectes-pollinisateurs).
Et pour finir, on s'est assis en cercle pour un petit conseil de la terre avec Erik. A quelques mètres, l'un des 6 nichoirs à mésanges que la classe avait assemblés et installés depuis l'année dernière...
Et dedans, les petits pépiements chuchotés des oisillons qui quémandaient. Et en cersise ultime sur le gâteau, des parents de mésange charbonnière qui faisaient des allers-retours pour nourrir leur progéniture.
Homo sapiens d'un côté. Parus major de l'autre. Le printemps des enfants chez les deux.
A la semaine prochaine!
David Rosane, Référent.



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